Vidéos/photos
Stress chronique : responsable d'une hyperactivité inflammatoire
Fiches pratiques
Petites Annonces
enquêtes et quizz
Aucune enquête disponible pour le moment.
Découvrez les résultats des enquêtes précédentes.
Recommandations Auteurs
La Revue en Bref
on en parle
Mardi 1 Février 2011 15h15
Docteur Stéphane Cosson
Malgré les multiples techniques d’imagerie disponibles, le diagnostic d’une thrombose intraventriculaire gauche reste difficile. Celui-ci est le plus souvent réalisé par l’échocardiographie transthoracique (ETT) mais avec une sensibilité et une spécificité insuffisantes. La place de l’IRM cardiaque dans ce contexte reste à explorer. Le but de cette étude monocentrique française était de comparer les résultats de l’IRM à ceux de l’ETT et de la ventriculographie de contraste afin d’évaluer les performances de ces différentes modalités d’imagerie. Elle a été réalisée par analyse rétrospective de toutes les IRM réalisées depuis 2003 pour bilan d’une masse intracardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral. Au total, 56 patients ont été inclus (âge moyen 62 ans, 47 cardiopathies hypokinétiques, 9 sans cardiopathie). 26 cas de thrombus intraventriculaire ont été confirmés par l’IRM cardiaque : 22 avec une cardiopathie ischémique (84,6 %), 3 avec une cardiopathie hypokinétique non ischémique (11,5 %), et 1 sans cardiopathie sous-jacente. La répartition des thrombi était la suivante :
17 à l’apex (65,4 %), 4 en inféro-apical (15,4 %), 3 en antéro-apical (11,5 %), 2 dans les cavités droites (7,7 %). Sur 30 thrombi initialement suspectés en ETT, 14 ont été confirmés en IRM. Sur les 26 thrombi objectivés en IRM cardiaque, 25 patients ont bénéficié d’une ETT préalable dont 13 avec une image évocatrice de thrombus (sensibilité de l’ETT 52 %, valeur prédictive positive 46,7 %). Sur 18 thrombi initialement suspectés par ventriculographie, 9 ont été confirmés en IRM. Parmi 26 thrombi objectivés en IRM, 11 patients ont bénéficié d’une ventriculographie préalable dont 9 avec une image évocatrice de thrombus (sensibilité de la ventriculographie 81,8 %, valeur prédictive positive 50 %). Le coefficient de corrélation Kappa de l’échographie et de la ventriculographie, vis-à-vis de l’IRM, était très faible (respectivement de –0,08 et 0,16), confirmant la concordance très faible entre les deux examens.
Cette étude montre que les performances diagnostiques de l’échocardiographie et de la ventriculographie pour rechercher une thrombose intraventriculaire semblent limitées. La réalisation d’une IRM cardiaque doit être envisagée le plus souvent possible en cas de doute diagnostique ou de situation à risque.
connexion à votre compte
1 ère visite ? Inscription
actualités
liens utiles