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Stress chronique : responsable d'une hyperactivité inflammatoire
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Mercredi 30 Novembre 2011 16h40
Docteur Stéphane Cosson
L’existence d’une anémie pré-opératoire constitue un facteur de risque après chirurgie cardiaque mais son rôle pronostique après chirurgie non cardiaque n’est pas établi. Cette étude a évalué son rôle pronostique à 30 jours chez des patients réalisant une chirurgie non cardiaque majeure. Elle a été réalisée à partir d’une base de données aux Etats-Unis de 227 425 patients ayant subi une chirurgie non cardiaque en 2008. Parmi eux, 69 229 (30,4 %) avaient une anémie pré-opératoire minime (hématocrite > 29-< 39 % chez les hommes, > 29-< 36 % chez les femmes) ou modérée à sévère (o 29 % pour les deux sexes). Après ajustement, la mortalité post-opératoire à 30 jours était significativement plus élevée chez les patients avec anémie comparativement aux patients sans anémie (OR 1,42 ; IC 95 % 1,31-1,54). Cette différence était observée à la fois chez les patients avec anémie minime (1,41 ; 1,30-1,53) et modérée à sévère (1,44 ; 1,29-1,60). La morbidité post-opératoire à 30 jours (cardiaque, respiratoire, urinaire, septique, thrombo-embolique) était également significativement augmentée chez les patients avec anémie comparativement aux patients sans anémie (OR 1,35 ; 1,3-1,4), à la fois chez les patients avec anémie minime (1,31 ; 1,26-1,36) et modérée à sévère (1,56 ; 1,47-1,66). Ces effets de l’anémie sur la morbi-mortalité étaient observés à tous les âges, dans les deux sexes et pour tous les types de chirurgie. Cette étude montre qu’une anémie pré-opératoire, même minime, augmente la morbi-mortalité post-opératoire à 30 jours lors d’une chirurgie non cardiaque.
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