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Accueil > Actualités > Conséquences de l’arrêt de l’aspirine prescrite en prévention secondaire

Conséquences de l’arrêt de l’aspirine prescrite en prévention secondaire

on en parle

Jeudi 22 Septembre 2011 18h31

Docteur Stéphane Cosson

4 García Rodríguez LA, Cea-Soriano L, Martín-Merino E, Johansson S. Discontinuation of low dose aspirin and risk of myocardial infarction: casecontrol study in UK primary care. BMJ 2011 ; 343 : d4094.

Une anémie survient fréquemment en cours d’hospitalisation, souvent en l’absence de saignement et constitue un facteur pronostique péjoratif. Cette étude multicentrique a évalué la part des prises de sang dans la survenue d’une anémie. Elle a inclus 17 676 patients avec IDM aigu sans anémie à l’admission mais qui ont développé une anémie en cours d’hospitalisation (hémoglobine minimale < 11 g/dl). La perte sanguine totale a été estimée à partir du nombre et de la quantité de sang prélevés pour les différents bilans biologiques dans les 10 premiers jours d’hospitalisation. Une anémie modérée à sévère est survenue chez 3 551 patients (20 %). Il existait une variation importante de la quantité prélevée entre les différents hôpitaux (anémie modérée 119,1-246,0 ml ; anémie Il a été observé que près de la moitié des patients sous aspirine
au long cours arrêtent ce traitement. Cette étude castémoins a évalué le risque de complications cardiovasculaires lié à l’arrêt de l’aspirine sur une cohorte de patients de médecine générale au Royaume-Uni. Elle a été réalisée à partir d’une base de données qui a inclus 39 513 individus âgés de 50 à 84 ans ayant eu une première prescription d’aspirine (75-300 mg/j) en prévention secondaire entre 2000 et 2007. Sur un suivi moyen de 3,2 ans, 876 IDM non fatals et 346 décès coronaires sont survenus. Les patients avec interruption récente (31 à 180 jours) de l’aspirine avaient une augmentation significative du risque d’IDM ou de décès coronaire comparativement aux patients poursuivant leur traitement (RR 1,43 ; IC 95 % 1,12-1,84), du risque d’IDM non fatal (RR 1,63 ; IC 95 % 1,23-2,14) mais pas de décès coronaire pris isolément (RR 1,07 ; IC 95 % 0,67-1,69). Pour chaque groupe de 1 000 patients, sur un suivi de un an il existait quatre fois plus de cas d’IDM non fatal parmi les patients ayant interrompu récemment l’aspirine comparativement à ceux ayant continué. Cette étude cas-témoins montre que les patients sous aspirine à faible dose en prévention secondaire ont une augmentation du risque de survenue d’IDM non fatal ou de décès coronaires en cas d’interruption

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